À l’approche de ses trois ans, Enzo était devenu propre, ce n’était pas trop tôt. J’étais anxieuse parce qu’il fallait bien qu’il aille à l’école, or il a mis du temps pour aller au pot. Ai-je fait une erreur de l’avoir habitué aux couches ? Certains enfants arrivent à se contenir à l’âge de 2 ans, mais ce n’était pas le cas d’Enzo. Fatiguée de devoir changer les couches sans cesse, j’ai revu ma méthode. Je pense que cela a beaucoup aidé à l’autonomie du petit…

Contrôler ses envies : chaque enfant a son rythme

J’ai lu dans un magazine pour enfant que les bébés avaient le système nerveux central connecté aux sphincters de la vessie et du rectum. Ces muscles retiennent les pulsations de la vessie et du rectum lorsque ces deux organes sont surchargés. Or, les sphincters ne sont pas encore au point pour les enfants en bas âge. En moyenne, il faut 28 mois pour que les sphincters retiennent les besoins pressants. Enzo avait mis plus de temps.
En plus, je savais que la manière dont j’agissais ne l’aidait pas forcément à avoir cet état de conscience. Comme j’avais la volonté de le nettoyer et de changer sa couche après les selles et les pipis, il savait que je serai toujours à son secours quand il aura la couche pleine. Jusqu’au moment où j’avais compris qu’il fallait que je le laisse sentir ce dégoût d’être sale. À partir de ses deux ans, j’avais donc commencé à retarder un peu l’heure du change. C’était aussi le moment idéal car il avait commencé à faire ses premiers mots. Pourvu qu’il dise enfin «pipi » ou « popo » !

Pas à pas

Enzo a continué à faire ses vilaines habitudes, mais de moins en moins de popo. Il était quand même dégoûté de se sentir collé à ses selles. Il y a un temps, j’ai dû voir le pédiatre car il n’avait pas fait popo pendant une semaine, il s’est avéré qu’il était constipé. C’était dur pour lui et pour moi. Puis, l’été est arrivé. Je m’étais dit que pour les vacances je le mettrai avec les cousins sur le pot pour qu’il fasse un peu « l’imitateur. » Et ça a fonctionné. Même si parfois, il dérape, il a compris qu’il fallait faire ses besoins dans le petit pot. Ma mère m’a aussi conseillé de lui mettre une culotte parce qu’il faisait chaud. Contre toute attente, ça a bien aidé puisqu’Enzo ne s’est pas senti à l’aise dans sa culotte. Il a montré du doigt le pot, quand il avait envie de faire pipi. En effet, la couche est bien plus protectrice, c’était plus facile d’y laisser couler le liquide !

Je l’habitue au pot

Maintenant qu’Enzo fait moins de bêtises, je le mets de temps à autre sur le pot pendant une dizaine de minutes, histoire de créer ce réflexe chez lui. Avant de dormir ou de sortir, je lui fais descendre systématiquement le pantalon et je le mets sur le pot. Je ne lui force surtout pas, s’il n’en a pas envie, je le laisse jouer. Il ne faut pas non plus oublier de féliciter son gamin après chaque réussite. L’inverse, c’est-à-dire la culpabilisation, je le déconseille vraiment car l’enfant le prendra mal et il essuiera les échecs. Pour ma part, j’ai préféré employer ces astuces malines pour l’habituer progressivement.

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aicha